La vie de Sainte Barbe.

04/12/2021

La vie de Saint Barbe.


Hagiographie

Sainte Barbe, d'après le manuscrit messin Les Heures de Toul, vers 1437-1452.Sainte-Barbe - Fresque de Charles Menge - Chapelle de Mâche (Suisse).

Barbe aurait vécu de la seconde moitié du iiie au début du ive siècle en Bithynie ou en Phénicie selon les sources, sous le règne de l'empereur Dioclétien. Son père, Dioscore, aurait été un riche édile païen d'origine phénicienne. Fidèle à sa Foi Chrétienne, Barbe serait morte martyrisée sous l'empereur Maximien.

Selon la légende, son père décide de la marier à un homme de son choix ; elle refuse et décide de se consacrer au Christ. Outré, son père l'enferme dans une tour à deux fenêtres. Mais un prêtre chrétien, déguisé en médecin, s'introduit dans la tour et la baptise4. Au retour d'un voyage de son père, Barbe lui apprend qu'elle a percé une troisième fenêtre dans le mur de la tour pour représenter la Sainte Trinité et qu'elle est chrétienne. Furieux, le père met le feu à la tour. Barbe réussit à s'enfuir mais un berger découvre sa cachette et avertit son père.

Ce dernier la traîne devant le gouverneur romain de la province, qui la condamne au supplice. Comme la jeune fille refuse d'abjurer sa foi, le gouverneur ordonne au père de trancher lui-même la tête de sa fille. Elle est d'abord torturée : on lui brûle certaines parties du corps et on lui arrache les seins. Mais elle refuse toujours d'abjurer sa foi. Dioscore la décapite mais est aussitôt châtié par le Ciel : il meurt frappé par la foudre. Quant au berger qui l'a dénoncée, il est changé en pierre et ses moutons en sauterelles.

Quand les chrétiens viennent demander le corps de la jeune martyre, ne voulant ni utiliser son prénom païen ni se dévoiler en utilisant son prénom de baptême chrétien, ils ne peuvent en parler que comme « la jeune femme barbare », d'où le nom de Barbara qui lui est donné.

Les empereurs byzantins vénéraient particulièrement ses reliques qu'ils firent transférer au vie siècle à Constantinople. Une partie fut emmenée en Italie par les Vénitiens, et une autre au xie siècle par la fille d'Alexis Comnène à Kiev, où elles se trouvent toujours à la cathédrale Saint-Vladimir de Kiev.

Attributs

Sainte Barbe sur un poteau cornier de Saint-Julien-du-Sault.

Sainte Barbe est généralement représentée en jeune fille, avec la palme de martyre, elle peut porter une couronne, un livre. Une tour à trois fenêtres (en référence à son adoration de la Trinité) et un éclair constituent d'autres de ses attributs. Elle peut également porter une plume de paon, symbole d'éternité, ou fouler du pied son père qui est aussi son persécuteur.

Sainte Barbe est aussi représentée avec un ciboire surmonté d'une hostie, un rocher qui s'entrouvre pour la mettre à l'abri et un canon au projectile balistique (pour associer les canonniers)[pas clair]5.

Elle est représentée depuis le VIIe siècle.

Sainte Barbe est souvent associée à trois autres saintes ayant fait vœu de chasteté : sainte Catherine d'Alexandrie, Marguerite d'Antioche et Geneviève de Paris. C'est le cas pour l'autel des Vierges de l'église Notre-Dame de Croaz Batz de Roscoff (Finistère) présentant une statue de sainte Barbe accompagnée de celles de sainte Catherine et de sainte Geneviève.

Iconographie

Sainte Barbe décapitée par Dioscore, par Jörg Ratgeb (1510), église Saint-Jean de Schwaigern.

Son iconographie illustre les scènes les plus populaires de sa tradition :

  • Son emprisonnement par son père dans une tour.
  • Sa fuite à travers un rocher qui s'entrouvre pour lui laisser le passage.
  • Le châtiment du berger qui avait dénoncé sa retraite.
  • Son martyre.
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